Techniques pour négocier dans les souk : diviser le prix par 3 ?

le souk prix

Beaucoup de personnes en vacances sont stressées par les achats dans les souk, ils ont peur des arnaques. Cette crainte s’explique par l’absence d’affichage de prix dans les boutiques. Chez nous, l’affichage est obligatoire mais nous courons après les promos, les soldes, les coupons de réduction ou les cartes de fidélité. Connait-on vraiment mieux le prix réel des produits ? Mais quel est le vrai prix dans les souk ?

Comment négocier dans les souk

L’objectif est d’aboutir à un consensus où chacun y trouve son compte. L’acheteur se fixe un prix maximum au-delà duquel l’achat lui est impossible et il faut un prix minimum raisonnable qui peut être accepté par le vendeur. Celui-ci peut supporter des coûts supérieur : loyer plus élevé, qualité supérieure, frais de transports différent… La bonne affaire se situe donc dans cette fourchette (maximum acheteur – minimum vendeur).

Dans certains pays, le marchandage est une coutume, respectez cette tradition. Les vendeurs vous seront reconnaissants. Il est préférable d’avoir une idée de la valeur du produit convoité pour pouvoir fixer sa limite. Mais parfois on n’en a aucune notion ! Dans ce cas, une technique (que j’utilise souvent) est d’attendre le prix du vendeur, la diviser par 2 ou 3 (en fonction de l’habitude locale). La limite étant fixée, proposez un prix inférieur à ce résultat et la négociation est engagée.

N’ayez pas peur de vous planter, ce n’est qu’un jeu ou prenez le comme tel.

– Le vendeur baisse son prix et vous pouvez remonter jusqu’à votre limite. Attention, ne revenez jamais en arrière si vous sentez que l’affaire est conclue trop rapidement. C »est contre la règle et très mal vu dans les souk. Vous avez proposé un prix trop fort, vous ferez mieux la prochaine fois.

– Le vendeur vous fait mariner un peu avant de vous faire une meilleure proposition … (vous êtes dans le jeu, gardez un grand sourire et s’il vous le propose : ne refusez pas un petit verre de thé, attention cela ne vous engage pas mais refusez si vous vous sentez coupable de repartir sans acheter)  

– L’affaire est réalisée lorsque chacun des acteurs y trouvent son compte.

On ne sait jamais si on n’a fait la « bonne affaire » dans les souk, mais un restant courtois on passe un bon moment. On donne plus de valeur à un objet ramené de vacances, elle sera plus grande si vous avez un agréable souvenir de cet achat. C’est l’habitude qui donne de meilleures affaires, on n’est pas obligé de dépenser des fortunes à chaque fois. Le pire est de rester dans sa chambre d’hôtel en pensant que les marchants sont des arnaqueurs.